| La Javie
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| A 10 mn au Nord de Digne
les Bains, à 25 mn de Seyne
les Alpes, à 55 mn de Barcelonnette,
55 mn du plus grand lac naturel d'Europe : le lac d'Allos, 1h00 de
Moustiers Ste
Marie capitale de la faïence provençale, 30 mn
du Lac
de Serre Poncon plus grand lac Articficiel d'Europe.
Situé au bord d'une belle route qui traverse
la large vallée de la Bléone, le village de La Javie
occupe un site serin au confluent de deux rivières, l'Arigéol
et la Bléone. Entouré de prés verdoyants plantés
de pommiers et dominé par sa modeste chapelle de Notre Dame,
d'allure romane perchée sur son rocher, La Javie posède
quelques vieilles ruelles pittoresques en escalier, et quelques
belles maisons de pierres grises.
Chef lieu de canton, le village a conservé
une structure de village traditionnel réputé pour
ses pommes et ses poires de variété anciennes, mais
aussi pour l'élevage du "tardon" (agneau élevé
en alpage). Bon point de départ pour de nombreuses randonnées.
Village vivant (fête de la Ste Madeleine le 21 juillet) où
petits et grands se retrouvent pour divers concours de boules (pétanque
ou longue) et bals (soirée mousse ou bal traditionnel).
Les communes ratachées à La Javie
:
- Beaujeu (St Pierre - Le Labouret -Frontfrède
- La Bouse- Boulard-Le Clucheret - Recuit )
- Prads-haute-bléone (Mariaud - La Favière
- Tercier- Heyre-Blégiers - Chanolles - Chavailles- Champourcin)
- Le Brusquet
- Draix (Archail)
- Marcoux
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Nos commerces :
- Boulangerie Artisanale - Gérard Gallay
Fermeture Hebdomadaire le mercredi
- Auberge Roman - Alex et Anne
- Bar -Restaurant Du Centre" - Patrick Lavy
- Boucherie BRUNET - (Tournée en Camion frigorifique
au depart de seyne les alpes) Tous les mercredi de 10h30 à
12h (Place du Village)
- Epicerie - Luc Lelaidier Fermeture hebdomadaire
le mercredi
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| La
javie autrefois |
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| Un
peu d'histoire...La création du 1er gîte rural
de France...à la Javie |
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Dans cette atmosphère enfiévrée
où les idées neuves fusent de toutres parts, les
hommes politiques ne sont pas les derniers à insufler un
vent de nouveauté à tous les secteurs éprouvés
par la guerre. Si, à Paris, la quatrième république
peine à trouver un équilibre, ailleurs, dans les
régions, les départements et les cantons, députés,
sénateurs et autres élus locaux tentent par tous
les bouts de reconstruire, de développer et de moderniser
le pays. Usant de leur mandat et de leur bonne connaissance du
territoire, certains mettent même le doigt sur les phénomènes
inédits, succéssibles de transformer à leur
façon, le visage de la France et de fournir à sa
population de nouveaux moyens de subsister. Ainsi, tandis que
le Plan se met lentement en place et qu'un homme nouveau, Vincent
Planque, se voît confier la rédaction d'un copieux
rapport sur la modernisation du tourisme, dans les Alpes de Haute
Provence, un résistant chevronné tente de colmater
les premières lézardes de l'exode rural. Il se nomme
Emile Aubert.
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Natif du pays, empreint d'une culture fortement
marquée par sa région natale (l'ubaye), porteur
des valeurs humanistes de l'après guerre, ce jeune politique
n'a bel et bien de cesse que de trouver une solution au dépeuplement
des campagnes et à la dégradation des villages et
des maisons qui, de toutes parts, abandonnées par leur
population, commencent sérieusement à tomber en
ruine.
Quelle solution inverter dans ce pays où
les agriculteurs tiennent à leur terre et à leur
métier et où le tourisme naissant qui ne bénéficie
encore que d'un Centre National du Tourisme, n'a pas toujours
bonne presse auprès d'eux? Profondément inspiré
par les mouvement de jeunesse et d'éducation populaire
et, par ailleurs, fortement impréssionné par la
solidarité manifestée par les campagnes au cours
de la grande grève des cheminots qui bloqua en vacances,
de nombreuses familles de Français, Emile Aubert a une
idée.Celle de modéliser et institutionnaliser
l'accueil des familles de citadins par les ruraux !
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A cette époque de nombreux habitants des
régions littorales et montagnardes ont pris l'habitude
de loger plus ou moins confortablement des vacanciers. Dès
1950, après avoir évoqué son projet au parlement
et fait le siège d'une direction du Tourisme, le Conseiller
général du département va, "élément
nouveau" solliciter le ministère de l'Agriculture
et, plus spécialement son directeur en charge de l'aménagement
rural. Faisant adopter l'idée de transformer le département
des Basses Alpes en un département témoin, Emile
Aubert, met au point un système de financement ingénieux
conjugant des fonds en provence de l'agriculture au nom de la
sauvegarde de l'habitat, et des prêts en provenance du Crédit
Agriole et du Crédit Hotelier.
Les décideurs convaincus et anthousiasmés
par une démarche qui a toutes les chances de rencontrer
un succès. Il ne reste plus qu'à trouver un "cobaye"
prêt à se lancer dans une aventure inédite
dont le principa mérite consiste à fournir à
des familles en partie ruinées, des revenus de substitution.
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Ce sera chose faite en 1951, grâce à
la collaboration de Lucien et Denise ROCHE, cultivateurs et éleveurs
au hameau de Chaudol à La Javie, qui acceptèrent de
faire les travaux nécessaires à l'amélioration
de la petite grange inutilisée, que l'histoire retiendra
comme le premier gîte rural. Denise Roche, toujours habitante
du hameau, parle de cette période avec nostalgie et émotion.
Aujourd'hui habité par Michel Roche, leur fils, employé
municipal à La Javie, le premier gîte est devenu une
maison comme les autres.
Accès aux articles de presse
de l'époque tirés de diverses revues :
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