Que faire au gîte ?

Vous aurez lors de cette visite, en fonction de l'époque, la possibilité de voir des agneaux, brebis, moutons, chèvres, boucs, ânes, ânons, mais aussi chiens, chats. En fonction de la période de location de notre gîte, nous pourrons vous proposer aussi :

 
La montée des bêtes en alpage (mi-juin)

C'est généralement vers le 15 juin, nous proposons aux locataires de notre gîte, de participer à la montée en alpage, faire" la transhumance" de notre troupeau. (Nous consulter chaque année pour la date définitive).

Au départ de La Javie, elle se fait à pieds avec les bêtes, brebis, chèvres, ânes et chiens, sous le tintement des "sonnailles", le départ est un peu tôt sur le matin vers 3h30 - 4h00 pour permettre aux bêtes de marcher dans le frais du matin et de ne pas se fatiguer. En partie, sur la route nationale, sur environ 4 kms, puis sur piste forestière. Le rythme est lent, cela représente environ 1/2 pas que nous pouvons faire en temps normal. Une pause vers 8h00 -8h30 accompagnée d'un petit déjeuner tiré du sac permettra de reprendre quelques forces avant le tronçon final.

C'est sur une piste carrossable, embaumée de cytises, thym, genêts, où le troupeau s'avance pour arriver vers 11h00 -11h30 où les gras pâturages vert les attendent pour passer 5 mois.

Vous ferez la connaissance de notre berger avec qui vous pourrez aussi échanger vos idées, connaître les avantages et les difficultés rencontrées lors de son laps de temps de 5 à 6 mois de gardiennage du troupeau en alpage.

         

 

"La transhumance c'est la poursuite de l'herbe " écrit Alphonse Lopez.

Hier très présente dans les massifs, elle fait aujourd'hui surtout partie du folklore régional, même des éleveurs se battent pour la maintenir. Les alpes du Sud sont toutes destinées à accueillir l'été les troupeaux de la basse Provence, où l'herbe brûle sous le soleil.

 
   
La première forme de transhumance provençale fut la transhumance " inverse" qui menait les troupeaux de la montagne passé les six ou sept mois d'hiver, pendant lesquels les alpages étaient inaccessibles, dans la vallée. Le changement eu lieu au 13ème siècle. Au alentour de la Saint Jean, les troupeaux d'ovins, partaient de la basse-Provence pour retrouver des pâturages moins brûlés par le soleil, bergers, ânes bâtés, chiens, chèvres, moutons en longue file empruntent les "drailles" ou " carraires" chemins réservés au bétail. Les bergers ne conduisent pas leurs bêtes sur les grands axes de circulation, mais empruntent des routes secondaires traversant les "relags" (terres incultes) pour ne pas abîmer les cultures, mais aussi pour trouver sur la route de quoi nourrir les bêtes et leur offrir une aire de repos. Le voyage d'une durée de 50 jours au maximum, bien souvent un mois, était épuisant pour les hommes comme pour les bêtes, qui cheminaient au rythme des points d'eau et des villages. Les drailles passaient parfois par des endroits dangereux, il fallait franchir les torrents grossis par la fonte des neiges.

Les bergers perdaient toujours de nombreuses bêtes, blessées, noyées ou mortes d'épuisement. Certaines brebis mettaient bas : les agneaux étaient alors mis sur le dos de l'âne ; ils retrouvaient leur mère le soir, aux étapes. Dans les villages, la traversée des troupeaux était toujours une fête. Arrivé sur place, les troupeaux, composés des cheptels de plusieurs propriétaires, gagnaient les alpages qui leur étaient assignés aux termes d'un contrat de location.

La vie des bergers était des plus rudimentaires, leur nécessaire tenait sur le dos d'un âne. Le berger était responsable du troupeau durant toute l'estive. Les drailles furent abandonnées au profit du chemin de fer dès le 19ème siècle. Puis le transport par camion fit son apparition dans l'entre deux guerres et se développa à partir des années 50, mais les bêtes mourraient suite au passage brutal de la plaine à la montagne.

Depuis la loi montagne en 1972, la transhumance a repris.

Des pistes d'accès ont été créées, les cabanes réhabilitées, des points d'eau aménagés. Les troupeaux ne passent plus dans les drailles, mais par les routes nationales, à la grande joie des vacanciers. La transhumance donne chaque fois lieu à des fêtes. La Provence retrouve ainsi les sifflements, les claquements de langue, les onomatopées et les expressions bien caractéristiques des bergers de passage

 
       
       
La traite des chèvres  
 
   
     
La cueillette des pommes et des poires