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Chaque itinéraire présente un intérêt
propre, fruit de mariages merveilleux.
Union des secrets de la terre et de la beauté du panorama,
comme à Marcoux et La Robine aux alentours modelés,
creusés de ces fameuses marnes noires qui ont livré
de précieux fossiles.
Le mélange des senteurs et de la belle architecture, comme
aux trois chapelles où les plantes aromatiques parfument
les abords des édifices.
L'étreinte de la montagne et de l'eau, comme l'Estrop,
où dans sa haute et maternelle vallée, jaillit La
Bléone sous les 2961m du sommet, autrement nommée
Tête.
La magie d'un belvédère alliée aux stigmates
d'une dame, comme à Courbons où le village
fut coupé en deux par un glissement de terrain.
La rencontre entre un forêt hospitalière et la faune
sauvage, comme à Gueruen fréquenté par
les rapaces.

Bien que différents, les itinéraires n'ont en commun
pas moins d'ineffaçables dénominateurs communs : géologique,
ethnologiques,et géographique.
Les balades correspondent inévitablement aux passages obligés,
souvent pénibles au quotidien, auxquels étaient habitués
les bas-alpins d'antan, pour que durent et se perpétuent
les choses de la vie.
Elles empruntent aussi les chemins muletiers d'autrefois, les
routes de transhumance tracées par les bergers et marquées
de ces pyramides de pierres, appelées cairns, qui ont inspiré
le sculpteur Andy Goldsworthy, dont une création,
un "refuge d'art".
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